Arnaud Fleurent-Didier: l’énigme de la chanson française?

Pas de première partie malheuresement, c’est donc à un concert court que je m’attends…C’est devant un public de quadras que le parisien, auteur d’un album remarqué en 2010, « la Reproduction », démarre son set, sa basse entre les mains. Derrière lui un écran sur lequel sont projetés de petits films, avec lui un batteur et une pianiste.

Finalement Arnaud Fleurent-Didier va jouer un set d’une durée honnête d’1h30. Multi-instrumentiste, il assure la plupart du temps la basse, mais empoigne également une guitare électrique à l’occasion, quand il n’est pas en train de jouer du clavier. Je dois dire que les riches orchestrations de « la Reproduction » sont parfaitement rendues, et ceci malgré le faible nombre d’instruments sur scène, contribuer à rendre aux morceaux une qualité certaine.

Néanmoins les chansons du jeune trentenaire parisien nous soumettent à un paradoxe: d’un côté les chansons sont très bien structurées, avec de très bons arrangements et un style affirmé, de l’autre elles se montrent énervantes par quelques tics vocaux et surtout par ses textes « bobos » à mort ne s’adressant qu’à un public particulier et rendant aux chansons un côté pédant assez insupportable comme sur le « Risotto aux courgettes » (quel titre de merde!)

C’est à mi-concert que retentissent les premières mesures du fantastique single « France-Culture » sorti à la fin 2010, chanson avec laquelle Arnaud Fleurent-Didier démontre tout son talent de songwriter avec un texte génial quasiment parlé le tout sur une superbe orchestration.

C’est après un rappel de trois titres, parmi lesquels on trouve une reprise de Pierre Vassiliu (si si!!à qu’Arnaud Fleurent-Didier conclut son set, visiblement content de la réception du public bordelais.

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