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Novembre 2011

Album du mois: The Beach Boys – Smile Sessions

L’album qui est sorti ce mois-ci et dont j’ai décidé de vous parler, est également un album culte de l’histoire de la pop…Il s’agit du mythique “Smile” des Beach Boys qui sort enfin en 2011, 44 ans après sa création!
Et le “Smile” de Brian Wilson paru en 2004 qu’en est-t-il me direz vous?
Et bien je vous répondrai en vous disant que bien sûr il s’agit des mêmes chansons, jouées dans le même ordre…etc
Mais là où cette nouvelle édition s’avère magique c’est qu’elle a été réalisée à partir des enregistrements studio d’époque qui ont été rassemblés, remixés et surtout remastérisés.
Enfin, et surtout, la principale raison qui doit vous donner une furieuse envie d’acheter ce coffret, ce sont les parties vocales de l’album….Si Brian Wilson entouré de son formidable groupe les Wondermints s’était acquitté avec talent de l’enregistrement des parties vocales pour le Smile de 2004, ici sur cette édition de 2011, on a quand même affaire aux Beach Boys!!! Et là on touche au sompteux!! A mon avis c’était tout simplement le meilleur groupe vocal du monde!!!: la voix d’ange de Carl Wilson, le falsetto de Brian, la voix de basse de Mike Love…
Mais ce serait insulter les Beach Boys que de les considérer comme uniquement un groupe vocal, s’ils ont commencé par être un groupe surf, joué et composé des chansons sur la plage, l’été, les voitures et les filles…ils ont ensuite effectué un virage à 180° avec l’album “Pet Sounds” fruit du cerveau tourmenté mais génial de leur leader et âme, Brian Wilson.
Avec cet album parfait (peut être le meilleur de tous les temps?), place à des chansons plus matures, des arrangements inouis…etc mais ceci est une autre histoire.
Je vais donc vous parler de “Smile” album conçu après “Pet Sounds” et qui devait faire éclater aux oreillers du monde entier le génie de Brian Wilson.
C’est l’album le plus ambitieux de son auteur, le plus barré, mais aussi celui qui lui aura fait perdre la tête.
L’album s’ouvre avec le magnifique “Our prayer”, a capella incroyable, où la magie vocale des Beach Boys arriverait à convaincre n’importe quel athée de croire en Dieu….
Puis après une superbe transition, “Gee” déboule l’un des sommets du disque, l’épique “Heroes and Villains”. Sur un texte complètement surréaliste de Van Dyke Parks, parolier de Wilson sur ce disque, c’est une folle cavalcade de 5 minutes comportant plusieurs morceaux en un qui nous emporte….que dire? juste génial!

Après ce morceau d’anthologie s’ensuivent plusieurs petites vignettes pop tout aussi géniales et inventives.
Le tout n’est pas toujours cohérent mais tout fourmille d’idées lumineuses et avant-gardistes…
On arrive ensuite à un autre temps fort du disque: la délicate “Wonderful” chantée par l’aîné Wilson. Là encore que dire?? Une ballade émouvante, simple et ultra complexe, comme seul Brian Wilson peut en composer….incroyable.
Après deux titres là encore ingénieux et malins, on débarque sur mon morceau préféré du disque: “Surf’s up”.

Encore une chanson de surf me direz-vous? Que nenni c’est peut-être le morceau le plus délicat qu’il m’ait été donné d’entendre…Tout y est parfait: mélodie, harmonies vocales, progressions d’accords complexes…mais surtout cette chanson transporte littéralement dans plusieurs univers en réussissant l’exploit de toujours retomber sur ses pattes!
Une véritable prouesse, louée à l’époque par le grand compositeur Leonard Bernstein…
Place ensuite aux titres les plus fous et délirants du disque, notamment la suite “The Elements: Fire (Mrs. O’Leary’s Cow)” où comment intégrer des sirènes d’incendie à un morceau pop…même si vous l’aurez compris “Smile” n’est pas un disque pop comme les autres…il est inclassable.
L’album se clôt par un tube planétaire et intemporel: l’énorme “Good Vibrations”.
Tout a été dit à propos de ce single: mégalo, ambitieux, irréel, parfait…
Il est tout cela à la fois…une véritable symphonie pop de poche est une description souvent utilisée pour le résumer.
Si “God only knows” est sans doute la plus belle chanson des Beach Boys, “Good Vibrations” est sans doute la plus importante de toutes.

Et l’on peut en dire de même pour l’album “Smile”, si “Pet Sounds” est sûrement le meilleur album des Beach Boys, “Smile” est lui bien le plus important.
Et c’est un véritable bonheur de l’écouter dans la version dans laquelle il aurait du sortir.

Un moment sur le disque bonus du coffret: il est lui aussi passionnant!
On y trouve le “work in progress” de ces merveilleuses chansons en studio, qui permettent de juger de la tâche gigantesque que constituait l’enregistrement de cet album mythique.
Un véritable must pour les fans, et un album à connaître pour tout fan de musique qui se respecte.

Dj Marco : 10/10

Pour écouter et télécharger le podcast du mois c’est ici que ça se passe…

Au menu Daniel Darc, Atlas Sound, The Beach Boys, RKC, Florence & The Machines et Brian Wilson!

Bonne écoute!

 
https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F28418325 Podcast de Novembre 2011 by Likelylad

Octobre 2011

Album du Mois: François & The Atlas Mountains – E Volo Love

Ce mois-ci, je vais vous parler d’un groupe de chez moi, de Saintes, petite bourgade de Charente-Maritime, et ce groupe c’est François & The Atlas Mountains. Ils s’étaient déjà fait remarqués en 2009 avec le très chouette album « Plaine Inondable » et reviennent avec un nouvel album, ce coup-ci paru sur le label Domino(Franz Ferdinand, Arctic Monkeys…) intitulé « E volo love » (c’est un palindrome…)
Et que dire de plus si ce n’est que j’ai été littéralement bluffé par cet album: qualité des compositions, arrangements ciselés, et surtout une production remarquable.
Pourtant enregistré à Saintes, ce disque fait voyager dans des contrées bien plus lointaines…ainsi dès le premier titre, le magnifique « Les Plus Beaux » ce sont des percussions africanisantes qui nous accueillent et nous transportent.

Sur « Muddy Waters » le chant se fait en anglais mais laisse place à un enchantement identique…enchantement qui nous enveloppe et nous accompagne au cours des 11 titres qui composent ce disque.
La voix parlons-en…le chant de François Marry n’a rien d’extraordinaire mais colle parfaitement aux textures de ses chansons, et sur les titres en français, rappelle étrangement le Dominique A des débuts…
Sur le somptueux « Cherchant des Ponts » c’est la chanteuse Françoise Breut qui vient poser sa voix, parfait contre-poids à celle de François, créant ainsi un duo envoûtant.
Vient ensuite le single « Piscine » chanson que finalement j’aime le moins sur cet album, même si la qualité d’écriture est là encore au rendez-vous…

L’album s’achève sur un titre lent et beau… »Do you want to dance »
Je ne sais pas si cela donne envie de danser, mais une seule chose est sûre, cela donne une furieuse envie de rappuyer sur le bouton play du lecteur CD!!!
Un vrai bel album, et un véritable coup de coeur pour moi!

Dj Marco: 8/10

 

Pour écouter et télécharger le podcast du mois, c’est ici que ça se passe!! :

 

C’est devant une salle hélas seulement remplie au trois-quart que Brian Wilson, l’âme des Beach Boys, démarre son concert parisien au Casino de Paris, dans le cadre de sa tournée “Brian Wilson Reimagines Gershwin” basée sur son dernier album, hommage au compositeur américain. Le set se compose de deux parties, la première constituée par la réinterprétation complète du dernier album hommage à Gershwin, la deuxième par un best of des tubes des Beach Boys.
Le concert démarre par un Rhapsody in blue uniquement vocal de toute beauté, le groupe de Brian constitué encore principalement des ex-Wondermints fait merveille et harmonise de la plus belle des manières. Les morceaux s’enchaînent parfaitement et la voix désormais grave de Brian semble très bien convenir à ces morceaux, plus qu’aux titres qui l’ont fait connaître d’ailleurs je trouve. Le set s’achève sur une nouvelle reprise du Rhapsody in blue et mais fin à ce bel hommage, véritable leçon de musique délivrée par le maestro Wilson et son formidable orchestre.

Une courte pause et le set Beach Boys démarre en trombe par ce qui devrait être l’hymne de la Californie: “California Girls”, le titre des Beach Boys préféré par Brian.
1ère constatation: le son est énorme et riche, chaque instrument se distingue et les harmonies vocales sont justes somptueuses, bref un régal pour les oreilles. Après un titre plus enlevé, “Dance Dance Dance” vient la doublette somptueuse “Surfer Girl/In My Room” extraite du 3 ème album des garçons de la plage. Et comme il y a 4 ans lors du dernier passage parisien de Brian Wilson au Grand Rex, l’émotion m’envahit et les larmes montent, larmes de joie bien évidemment, car ce sont deux de mes morceaux préférés de tous les temps. Les mots me manquent pour décrire toute la beauté, et la pureté adolescente qui se dégagent de ces deux vignettes pop gorgées de mélancolie.
Suit un titre surf “Catch a wave” qui semble redonner un peu d’allant à la salle.
S’ensuit un titre plutôt rare, “Girl don’t tell me” dont la guitare carillonnante rappelle étrangement (mais en bien) le “Ticket to ride” des Beatles.
Puis résonnent les premières mesures de “Don’t worry baby”, titre écrit en 1964 pour les Ronettes, mais que Phil Spector avait refusé. Comme chez Spector, on retrouve un véritable wall of sound ainsi que tout le savoir faire Beach Boys: arrangements soignés, harmonies vocales omniprésentes le tout condensés en trois minutes de pop maligne.
Quant à Brian il fait un peu de peine à voir…assis face à un synthé dont il ne tire que rarement quelques notes, il est obligé de lire les paroles sur un prompteur et ne chante que finalement rarement. Il faut dire qu’il ne possède plus la superbe voix, dont un magnifique falsetto, de sa jeunesse, l’âge mais aussi l’abus de drogues étant passé par.
Il ressemble de nos jours à un colosse aux bras désarticulés et au regard perdu.
Peu importe, ce type a révolutionné la pop musique de ces 50 dernières années, et est assurément l’un des plus grands compositeurs de tous les temps, de la trempe d’un Bach ou d’un Gershwin justement.
Et puis c’est un survivant qui a combattu tous ses démons vaillament et qui a donc parfaitement le droit de défendre son oeuvre du mieux qu’il le peut.
De plus il ne faut pas croire, mais bien que sourd d’une oreille, c’est lui qui dirige son groupe, et ceci d’une main de maître. Quant à son regard, certes vide par moment, il inspire du respect et de la compassion tant il mélange de la joie et une tristesse infinie, ce qui nous rappelle également son frère Dennis, autre musicien très doué mais hyper sensible et en proie aux mêmes démons…
Revenons en au concert et au climax du soir: “Add some music to your day” titre moins connu des Beach Boys mais dont l‘immédiateté et la pureté viennent frapper mes oreilles et mon coeur avec vigueur. Un titre qui doit donner à tous et à toutes l’envie “d’ajouter de la musique à sa journée”…Après un titre issu des 70’s, “sail on sailor”, c’est à Pet Sounds, le chef d’oeuvre des Beach Boys que s’attaquent Brian et son groupe, tout d’abord par l’ instrumental luxuriant “Pet Sounds”, puis par les inusables “Sloop John B” et “Wouldn’t it be nice”, hymnes à la jeunesse éternelle.
Vient ensuite ce que beaucoup considèrent comme la plus belle chanson de tous les temps: “God only knows”. L’émotion est encore au rendez vous, exacerbée par l’impression de fragilité qui se dégage de la voix de Wilson, au bord de la rupture…
C’est ensuite au chef d’oeuvre avorté “Smile” qu’il est rendu hommage, avec “Heroes and villains” et un somptueux “Good Vibrations”, véritable symphonie de poche.
A noter que Smile va être réédité fin octobre et ceci dans sa version d’origine…un évènement que les fans attendent depuis des lustres.
Le concert s’achève ainsi mais bien attendu tout le monde s’attend à un rappel…
Et quel rappel! Un rappel faisant la part belle aux titres les plus enlevés des Beach Boys, bref un rappel rock’n’roll!
Pour l’occasion, Brian quitte son siège pour se tenir debout et un roadie lui apporte sa basse, instrument de prédilection à l’époque et dont Brian ne va tirer que quelques notes…inaudibles….peu importe, le symbolisme de cette image est énorme. Brian, n’oubliant jamais de citer ses influences en interview, nous avons droit ce soir à un petit hommage à l’un des pionniers du rock’n’roll, j’ai nommé Chuck Berry, par le biais d’un “Johnny B Goode” délivré avec bonheur par le groupe.
C’est ensuite plusieurs des tubes surf des Beach Boys qui nous sont interprétés, avec le renfort d’un saxophone: “Barbara Ann”, “Surfin USA,” ou encore “Fun, Fun, Fun”.La salle est debout et tape dans les mains…ah nostalgie quand tu nous tient!
A la fin du magistral “Fun, Fun, Fun” Brian remercie l’audience et nous dit au revoir avant d’enchaîner avec son classique de fin de concert, l’hyper émouvante “Love & Mercy”.
La délicatesse et la pureté de cette composition me fait encore une fois mouiller les yeux…
C’est ainsi que s’achève le concert de Brian Wilson, moment encore une fois exceptionnel, avec pas moins de 40 titres interprétés, de l’émotion et de la beauté à revendre, bref un souvenir mémorable et encore une fois l’un des meilleurs concerts auxquels il m’a été donné la chance d’assister.
Quand on sait qu’il s’agit peut être du dernier passage de Brian Wilson en France…(il est âgé de 69 ans….)
Alors un seul mot pour clore ce moment: “Thank you Brian”!

Setlist:

1ère partie: Gershwin

1)Rhapsody in blue
2)The like in love with you
3)Summertime
4)I loves you Porgy
5)I Got Plenty O’ Nuttin’
6)It Ain’t Necessarily So
7)’S Wonderful
8)They Can’t Take That Away from Me
9)Love Is Here To Stay
10)I’ve Got a Crush on You
11)I Got Rhythm
12)Someone to Watch Over Me
13)Nothing But Love
14)Rhapsody in Blue (Reprise)

2ème partie: Beach Boys

1)California Girls
2)Dance dance dance
3)Surfer girl
4)In my room
5)Catch a wave
6)When I grow up (to be a man)
7)Girl don’t tell me
8)Don’t worry baby
9)Do you wanna dance
10)Do it again
11)Darlin’
12)I get around
13)Add some music to your day
14)Sail on sailor
15)Pet sounds
16)Sloop John B
17)Wouldn’t it be nice
18)God only knows
19)Heroes and villains
20)Good vibrations

Rappel
21)Johnny B Goode
22)Help me Rhonda
23)Barbara Ann
24)Surfin’ USA
25)Fun, fun, fun
26)Love & Mercy

Septembre 2011

Album du mois: Girls – Father, Son, Holy Ghost


2 ans après avoir agité la blogosphère avec un premier album sans faute, et un an seulement après la sortie du formidable Ep « Broken Dreams Club », le groupe de Christopher Owens et Chet « JR » White revient pour notre plus grand plaisir avec ce deuxième album intitulé « Father, Son, Holy Ghost ». Cet Lp, en cinquante minutes chrono parvient à asseoir définitivement Girls au panthéon des groupes importants de ces dernières années. Hormis « Die » qui fait un peu tâche au milieu de l’album, avec son hard rock régressif, c’est un véritable sans faute. Le sens mélodique n’est plus à démontrer et Christopher Owens a pris énormément confiance en son chant et nous accompagne avec beaucoup de charme et de profondeur sur ce disque. Il est presque devenu un chanteur soul c’est dire…Sinon, l’on retrouve tout ce qui fait le charme de Girls: un songwriting américain classique combiné à un romantisme et une préciosité britannique.

Ma préférée de l’album est la délicate « Saying I Love You » qui malgré un texte un peu tarte s’avère posséder un charme foudroyant, teintée d’un vernis 60’s ravissant. Mais Girls varie les styles au sein même de ses chansons, nous rendant l’écoute de cet album passionnante…Nous avons ainsi droit à des choeurs Motown sur « my Ma », ou encore « Vomit » qui constitue en 6 minutes le véritable tour de force de cet album.

Et comme tout bon album qui se respecte, vous découvrirez de nouvelles subtilités mélodiques ou d’arrangements après chaque écoute…Un vrai bon disque!
Dj Marco: 7/10
Pour écouter et télécharger le podcast du mois c’est ici que ça se passe! :

Août 2011

Album du mois: Housse De Racket – Alesia

3 ans après leur premier essai “Forty Love” porté par le tube “Oh yeah!”, Victor Le Masne et Pierre Leroux alias Housse de Racket reviennent avec un deuxième Lp plus ambitieux intitulé “Alesia”, le tout produit par Philippe Zdar (Cassius).

Plus consistant et mature ce nouvel album ne déçoit pas une seconde, porté par une première moitié de disque tout bonnement époustouflante.

Principalement chanté en anglais cette fois-ci, les chansons passement bien mieux notamment le tube “Roman” à l’immédiateté pop tout à fait remarquable.

Cet album merveilleusement produit révèle une facette plus electro du duo francilien avec notamment l’utilisation de synthétiseurs vintage mais le tout à dose homéopathique pour ne pas gacher la structure de ces chansons résolument pop.

Bien qu’influencées par un son 70’s, ces chansons collent parfaitement à l’air du temps et semblent avoir été composées par leurs plus beaux aînés Air ou encore Phoenix.

Jeu, set et match Housse de Racket!

Dj Marco : 7/10

Pour écouter et télécharger le podcast mensuel:

Juillet 2011

Album du mois: Beastie Boys – Hot Sauce Committee Part Two

THE BEASTIE BOYS – « Hot Sauce Committee part II » Le suspens est enfin terminé ! «Hot Sauce Committee Part Two», le très attendu neuvième album des Beastie Boys sort enfin dans les bacs. «Hot Sauce Committee Part Two» est produit par les Beastie Boys et mixé par Philippe Zdar. C’est le premier album de Mike «Mike D» Diamond, Adam «Ad Rock» Horovitz et Adam «MCA» Yauch depuis «The Mix-Up», le disque qu’ils ont publié en 2007, primé aux Grammy Awards.
Cet album marque un retour en forme certain, on y retrouve tous les ingrédients ayant fait le succès du trio à savoir samples malins et accrocheurs, gimmicks mémorables, flow caractéristique et surtout une incroyable énergie juvénile.
Hot Sauce Committee Two est assurément l’album le plus satisfaisant et le plus audacieux des Beastie Boys depuis Check Your Head. Hot Sauce marque tout de même le retour qu’on n’espérait plus de la part de trois rappeurs new-yorkais qui ont maintenant tous atteint le milieu de la quarantaine…

Dj Marco: 7/10

 

Pour télécharger et écouter le podcast du mois:

Arnaud Fleurent-Didier: l’énigme de la chanson française?

Pas de première partie malheuresement, c’est donc à un concert court que je m’attends…C’est devant un public de quadras que le parisien, auteur d’un album remarqué en 2010, « la Reproduction », démarre son set, sa basse entre les mains. Derrière lui un écran sur lequel sont projetés de petits films, avec lui un batteur et une pianiste.

Finalement Arnaud Fleurent-Didier va jouer un set d’une durée honnête d’1h30. Multi-instrumentiste, il assure la plupart du temps la basse, mais empoigne également une guitare électrique à l’occasion, quand il n’est pas en train de jouer du clavier. Je dois dire que les riches orchestrations de « la Reproduction » sont parfaitement rendues, et ceci malgré le faible nombre d’instruments sur scène, contribuer à rendre aux morceaux une qualité certaine.

Néanmoins les chansons du jeune trentenaire parisien nous soumettent à un paradoxe: d’un côté les chansons sont très bien structurées, avec de très bons arrangements et un style affirmé, de l’autre elles se montrent énervantes par quelques tics vocaux et surtout par ses textes « bobos » à mort ne s’adressant qu’à un public particulier et rendant aux chansons un côté pédant assez insupportable comme sur le « Risotto aux courgettes » (quel titre de merde!)

C’est à mi-concert que retentissent les premières mesures du fantastique single « France-Culture » sorti à la fin 2010, chanson avec laquelle Arnaud Fleurent-Didier démontre tout son talent de songwriter avec un texte génial quasiment parlé le tout sur une superbe orchestration.

C’est après un rappel de trois titres, parmi lesquels on trouve une reprise de Pierre Vassiliu (si si!!à qu’Arnaud Fleurent-Didier conclut son set, visiblement content de la réception du public bordelais.

C’est en arrivant devant la salle du BT 59 à Bordeaux-Bègles que j’aperçois le guitariste et chanteur des Pains Of Being Pure At Heart Kip ainsi que la joueuse de clavier, attablés au café jouxtant la petite salle bordelaise. Ils se font interviewer par une radio locale. Je patiente donc un peu afin de pouvoir échanger quelques mots avec les deux musiciens. Je les félicite pour la qualité de leurs chansons et la richesse de leur son. L’échange est court mais sympa, et j’ai pu sentir qu’ils étaient autant timides que moi si ce n’est plus.

Vient finalement l’heure du concert devant un maigre public, débute alors une première partie locale dont je ne peux vous citer le nom mais livrant une pop assez mélodique mais portée par une voix pas assez à la hauteur des compos pourtant intéressantes. Vient ensuite une autre première partie, assurée par un groupe poitevin, manquant de mélodies à mon goût et un peu trop bruitiste.

Après l’installation des instruments des Pains Of Being Pure At Heart par leurs roadies, je me cale devant la scène afin de ne pas louper une miette du concert.

Le combo américain démarre son set par le single « Belong » extrait de l’album du même nom, deuxième album déjà au compteur du groupe, disque très réussi, produit par Flood. Première constatation, le son est excellent, riche et puissant, chaque instrument est audible, les guitares, gorgées de réverb’ et de distortion, la basse ronde et la batterie dynamique. Seul regret, on ne distingue que trop peu le clavier. Peu importe, on se laisse emporter par ces chansons efficaces en diable et imprégnées de mélodies pop imparables, cachées derrière ce mur du son si caractéristique qu’on pourra le qualifier de « noisy pop » ou de « shoegazing ».

Deuxième constation, le groupe est une bande de nerds très attachants! On sent qu’ils ne sont pas à l’aise sur scène, sous les spotlights mais qu’ils font de leur mieux possible pour surmonter leur timidité. C’est plutôt touchant et maladroit et l’on ne peut que ressentir de la sympathie pour eux.

Après Belong, le groupe délivre un brelan gagnant et tubesque composé, du fantastique single « Say no to love » sorti en 2010, de la bombe noisy « 103 » extraite du maxi « Higher than the stars » et du single « Heart in your heartbreak » comportant cette formidable ligne: « She was a heart in your heartbreak, she was a mis in your mistake ». Le tout est délivré avec une énergie et une candeur juvénile des plus rafraîchissantes.

Le set se poursuit alternant les pépites de leur premier album album éponyme et de Belong pour mon plus grand bonheur. Le set s’achève (trop court!!) après seulement 12 chansons, mais Kip revient seul sur scène en rappel nous interpréter un « Contender » de toute beauté dans un style épuré, preuve qu’il en est que derrière tout le son des Pains Of Being Pure At Heart se cache un songwriter et un mélodiste pop hors pair. Puis Kip est rejoint sur scène par les autres musiciens, et terminent leur concert par l’impeccable « This love is fucking right ».

Les Pains of Being Pure At Heart démontrent ainsi qu’ils sont l’un des groupes indés américains les plus intéressants de ces dernières années, et que leur musique avec ses relents de shoegazing et de noisy pop, est l’une des plus efficaces et agréables à l’heure actuelle.

Le seul reproche qui pourrait leur être fait est un manque d’originalité dans l’écriture, mais face à tant de naiveté et de fraîcheur, il est bien difficile de leur en vouloir!

Juin 2011

Album du mois: Arctic Monkeys – Suck it and see

Deux après la parution de l’album Humbug à l’accueil mitigé, les lads de Sheffield, les Arctic Monkeys reviennent avec un déjà quatrième album au titre osé: “Suck it and see”.

C’est déjà le cinquièment album en 5 ans pour leur leader et songwriter Alex Turner, qui outre les albums des singes de l’arctique a également publié la bande originale du film Submarine, et l’album des Last Shadow Puppets avec son compère Miles Kane. Autrement dit il est l’un des auteurs les plus prolifiques de sa génération.

L’album démarre fort avec le puissant mais efficace “She’s thunderstorms” puis vient l’un des joyaux pop du disque qu’est “Black Treacle” avec son refrain catchy et son riff malin.

Malheureusement l’album baisse un peu en qualité par la suite avec notamment un durcissement de son son comme sur les titres “Brick by brick” chanté par le batteur Matt Helders ou encore le single stoner “Don’t sit down because I’ve moved your chair” qui n’auraient pas dépareillé sur l’album précédent, Humbug.

Néanmoins c’est une seconde moitié d’album époustouflante qui nous attend avec ainsi les bijoux de pop mélodique tels que “Love is a laserquest” ou encore “Suck it and see”.

On y retrouve également un superbe titre, déjà paru sur la B.O du film Submarine, à savoir  “Piledriver Waltz” qui contient certainement les plus belles paroles de l’album “if you try to walk on water, make sure you’re wearing comfortable shoes”.

C’est donc un retour en forme certain du groupe et qui permet d’affirmer encore, comme si cela était encore nécessaire, qu’Alex Turner, en plus d’être un parolier de talent, est sans doute le meilleur songwriter anglais de sa génération.

Dj Marco : 8/10

Pour télécharger le podcast du mois, c’est ici que ça se passe: http://www.mediafire.com/?mpa69uu69b6dug9 et pour l’écouter c’est ici: